Chapitre 1. Une visite inattendue

Chapitre 1. Une visite inattendue
« Candy, Candy, je suis venue te parler. Albert m'a dit que j'étais certaine de te trouver ici aujourd'hui. Je tombe peut-être mal, je ne veux pas interrompre la fête. »

Mademoiselle Pony intervint : « Je vous en prie, si vous voulez vous joindre à nous. Candy va vous recevoir. Nous nous apprêtions à rentrer, il se fait tard, n'est-ce-pas Candy ? »

Candy, encore troublée par la présente d'Eléonore qui représentait tant de choses pour elle, eut peine à repondre : « Euh, oui bien sûr, Eléonore, suivez moi au salon, je vous en prie. Vous serez mieux installée qu'au jardin ».

Arrivées dans le modeste salon du foyer Pony, les deux femmes s'assirent côte à côte sur le sofa de tissu à fleurs.

Eléonore Backer contemplait cette jeune beauté blonde et sauvage. Ce diamant brut qui avait été la source de tant de bonheur pour son fils. Elle lui semblait tellement plus belle que toutes les étoiles de Broadway.

« Candy, je suis venue te voir car j'ai une chose extrêmement grave à te communiquer et à te demander ».

Candy eut un étrange pressentiment aux paroles d'Eléonore : « Je vous écoute Eléonore ».

# Posté le mardi 16 octobre 2007 07:12

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 04:20

Chapitre 1. Une visite inattendue

Chapitre 1. Une visite inattendue
« Candy, je t'ai dit tout à l'heure que c'est Albert qui m'a communiqué l'endroit où je pouvais venir te voir. Tu n'es pas sans savoir qu'il a toujours été l'ami de mon fils et parallèlement, qu'il a toujours été soucieux de ton bonheur ».

« Bien sûr Eléonore, Albert a toujours été très bon pour nous deux et Terry l'a toujours considéré plus que comme un ami, comme un grand frère ».

« C'est justement Terry qui m'amène auprès de toi ... »

« Comment va-t-il ? », se hasarda Candy.

« Et bien Candy, Terry ne va pas bien », dit Eléonore dans un souffle.

# Posté le mardi 16 octobre 2007 07:13

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 04:20

Chapitre 1. Une visite inattendue

Chapitre 1. Une visite inattendue
« Après votre rupture, il s'est dévoué corps et âme au soi-disant bonheur de Suzanne Marlowe, à faire semblant. Au détriment de son propre bien être, il a consacré toute son énergie à porter cette enfant gâtée où elle le voulait, c'est-à-dire vers un bonheur artificiel avec mon fils. Elle lui a imposé ses choix et Terry s'y est plié.

# Posté le mardi 16 octobre 2007 08:22

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 04:20

Chapitre 1. Une visite inattendue

Chapitre 1. Une visite inattendue
Je ne reconnaissais plus mon propre fils. Où étaient passées sa fierté, sa rage naturelle, sa spontanéité ? Tu les avais emportées avec toi, Candy.
Mon Terry n'était plus que l'ombre de lui-même.
Il ne fallut pas longtemps pour que j'apprenne que mon fils avait sombré dans l'alcoolisme pour échapper à la prison dorée où l'avait enfermé cette maudite Suzanne ».

Candy écoutait la confession d'Eléonore d'une oreille attentive mais ne pouvait y croire. Elle était si malheureuse et voilà que Terry aussi, quel gâchis !

« Candy, tu sais je me dégoûte à tenir de tels propos au sujet d'une infirme mais ce n'est que la vérité » poursuivit Eléonore. « Le penchant de Terry pour l'alcool l'a poussé vers de mauvaises fréquentations ... »

Candy ne pouvait plus écouter la suite, chaque mots résonnait à ses oreilles et à son c½ur comme une torture : « Eléonore, je vous demande pardon, mais qu'attendez-vous de moi exactement ? »

« Candy, tu es la seule personne que mon fils a aimé. Il a été impliqué dans une bagarre sanglante dans le quartier sombre de New York et a été blessé par balle ».

# Posté le mardi 16 octobre 2007 08:23

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 04:20

Chapitre 1. Une visite inattendue

Chapitre 1. Une visite inattendue
« Outre les blessures à déplorer. Terry est plongé dans le mutisme et dans une profonde dépression qui n'arrange guère son état de santé. C'est cela qui m'inquiète. De plus il refuse d'être soigné par les différentes infirmières qui se relaient à son chevet.
Candy, je vais te demander une chose difficile pour toi.
Tu es infirmère, viens je t'emmène avec moi à New-York au chevet de Terry, c'est là ta vraie place. Il n'acceptera d'être soigné que par toi seule et tu parviendras, j'en suis sûre, à guérir également les blessures de son c½ur.
Il t'aime, tu lui manques et lui aussi, il te manque avoue-le. Vous ne pouvez vivre l'un sans l'autre alors suis moi... »

Les yeux humides, incapable de parler, Candy peinait à croire à ce qu'Eléonore venait de lui demander. Tout se brouillait en elle.

Elle chercha tant bien que mal à reprendre ses esprits, elle regarda Eléonore dans les yeux. Ces yeux, tellement semblables à ceux de Terry.

Eléonore la fixait de son regard bleu marine, elle attendait la réponse de la jeune fille en sachant bien quels sentiments se mêlaient en ce moment dans sa tête.

« Eléonore, vous rendez-vous compte de ce que vous me demandez ? J'ai aimé Terry, c'est vrai, je l'aime encore. Mais vous ne pouvez imaginer le sacrifice que j'ai pu faire en me séparant de lui au profit de Suzanne. Nous avons fait le choix de notre rupture pour qu'il reste à ses côtés. Il est son fiancé maintenant, pas le mien. Je n'ai pas le droit de m'imposer à ses côtés et je n'ai pas la force de les voir ensemble. Je suis sûre que Suzanne l'aime et qu'elle sera près de lui pour lui rendre la santé. Je serais de trop ... »

# Posté le mardi 16 octobre 2007 08:38

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 04:20

Chapitre 1. Une visite inattendue

Chapitre 1. Une visite inattendue
Eléonore regarda Candy gravement : « Il est clair que Suzanne Marlowe l'aime. Elle l'aime comme un jouet qui lui a fait défaut dans son enfance. Elle l'aime tellement qu'elle en a fait un objet. Elle l'a enfermé dans une bulle étouffante dont la seule échappatoire que Terry ait trouvé était l'alcool. Il ne se sentait pas le courage d'abandonner Suzanne pour les raisons que tu connais mais n'acceptait pas non plus votre séparation. Candy, il ne peut vivre sans toi. Cette comédie a suffisamment duré, mon fils a besoin de toi, il doit trouver le bonheur ».

# Posté le mardi 16 octobre 2007 08:39

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 04:22